Des ONG réclament le retour du débat sur la loi contre le racisme en Grèce


Pour le nouveau ministre de la justice, la mise en place d'une nouvelle loi pour lutter contre le racisme n'est pas sa priorité, assurant que les divergences allaient être "surpassées". Quel avenir pour la loi contre le racisme en Grèce ?


4 juillet 2013 - 335 mots  
198     dernière mise à jour le 5/07/2013   Comments

Peu de temps avant la fermeture de l'ERT, le projet de loi contre le racisme était au centre des débats sur la scène politique grecque et un consensus peinait à voir le jour. Cependant, le sujet a été éclipsé avec les événements des dernières semaines qui ont abouti au départ de la Gauche Démocratique de la coalition gouvernementale et à un remaniement ministériel.

Haralambos Athanasioou, Ministre de la justice

Haralambos Athanasioou, Ministre de la justice

Le sujet de la loi de lutte contre le racisme ne semble pas revenir au goût du jour et de nombreuses organisations non gouvernementales internationales tirent la sonnette d'alarme.

En effet,  le projet de loi avait été proposé par l'ancien ministre de la justice Antonis Roupakiotis, membre de la Gauche Démocratique qui a laissé sa place, suite au remaniement ministériel, à Haralambos Athanasiou affilié à  la Nouvelle démocratie et  beaucoup moins sensible à la question du racisme croissant en Grèce.

Ce dernier a déclaré que la mise en place d'une nouvelle loi n'était pas sa priorité, assurant que les divergences allaient être "surpassées". Pour rappel, la loi en vigueur depuis 1973 n'a jamais été réellement appliquée d'où l'initiative de l'ancien ministre de la justice.

Mais beaucoup d'ONG ne semblent pas partager le même optimisme que Monsieur Athanasiou et insistent sur la nécessité de reprendre le débat.

Trente organisations non gouvernementales rassemblées sous le nom de "Réseau d'enregistrement de réseau raciste" a déclaré lundi que le gouvernement grec devrait faire plus d'efforts face à la montée d'attaques à caractère racistes.

Finalement, le nouveau Ministre de la justice partage le même point de vue que son Premier Ministre A. Samaras qui ne jugeait pas une nouvelle loi nécessaire.

A ce sujet, le principal parti d'opposition SYRIZA  a à plusieurs reprises accusé Samaras de "faire un clin d'œil" au parti néo-nazi Aube dorée, responsable de la majorité des violences racistes.