Le principal syndicat de la police menace d'arrêter les fonctionnaires du FMI, de la BCE et de L'UE

10 février 2012

Société BCE FMI Grèce menaces troïka UE

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Syndicat de Police en Grèce

Syndicat de Police en Grèce

La lettre du syndicat de police (à lire dans le dernier article de Panagiotis Grigoriou, "Police de caractère"):

"Athènes le 9 février 2012
Destinataires
Les Représentants :
De la Commission Européenne M. Servaas Derooz
Du FMI M. Poul Thomsen
De la BCI M. Klaus Mazouch
Messieurs,
Le conseil étendu, en assemblée générale hier 8/2/2012 et aujourd'hui 9/2/2012, de notre Confédération composée des représentants de toutes les organisations des Agents de la Police du pays, a décidé à l'unanimité de s'adresse à vous, vous signalant ce qui suit :
Depuis deux ans, la Confédération Panhellénique des Agents de la Police, vous a prévenu sur le fait que cette politique que vous dictez et dont vous exigez l'exécution «mettant le pistolet sur la tempe », dynamite la cohésion sociale et assassine tout espoir de reprise de l'économie grecque.
Bien à temps, par des notes de protestation déposées auprès des instances ici de l'Union Européenne ainsi qu'auprès des Ambassades de l'Allemagne et de la France, nous avions alors exprimé notre opposition radicale à toute mesure qui insulte la dignité et la sensibilité démocratique de notre peuple.
Nous vous avions prévenus, que nous refusons à nous positionner face à nos parents, nos frères et sœurs, nos enfants, face à tout citoyen de ce pays qui proteste exigeant le changement de cap.
Nous proclamons tous, des politiques programmées qui garantiront les intérêts du peuple des travailleurs et de nous tous, car désormais nous survivons sous le seuil de pauvreté.
Les intérêts des bailleurs de ces prêts usuriers, les détenteurs des capitaux qui veulent nous arracher nos richesses nationales, ne doivent suivant aucune règle de droit, prévaloir sur les besoins élémentaires dans la survie quotidienne de tout un peuple. Et bien au-delà, la priorité donnée à la survie des citoyens d'une nation, repose sur le droit international et elle doit demeurer la priorité dans toute politique interne. D'autant plus que nous, tout comme la majorité de notre peuple, subissant le même sort, nous ne sommes en aucun cas responsables de la crise.
Néanmoins, puisque nous constatons que vous continuez sur la même politique catastrophique pour nous tous, nous voulons déclarer de manière catégorique qu'en aucun cas nous acceptons votre volonté, à savoir, nous conduire à nous entretuer avec nos frères.
Nous vous avertissons donc, étant les représentants légaux des Policiers Grecs, que nous exigerons la mise en place des mandats d'arrêt à votre encontre, pour non respect de notre législation, vous plaçant alors sous arrestation si possible immédiate. Ce non respect de la législation pénale est relatif à vos actes en cours, visant à abolir ou à réduire notre régime démocratique, notre souveraineté nationale, visant également à atteindre les droits et jouissances légitimes du peuple grec.
La Confédération Panhellénique des Agents de la Police appelle tous les policiers qui le souhaitent, à une « grève blanche », c'est à dire à ne plus opérer dans le cadre de certaines actions, comme la mise à disposition des pièces et documents émanant des Tribunaux, le croisement des données concernant les procès verbaux pour non respect de la législation sur l'urbanisme ou encore la surveillance des stades ».
Voir également Reuters : Greek police union wants to arrest EU/IMF officials